05: Paimpol à Loguivy de la Mer

Au large de Bréhat

 

DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS

 

 

Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.

Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-paimpol-a-loguivy-de-la-mer-par-le-gr34-104268920

Ce n’est évidemment pas le cas pour tous les pèlerins d’être à l’aise avec la lecture des GPS et des cheminements sur un portable, et il y a encore en France de nombreux endroits sans connexion Internet. De ce fait, un livre sera publié bientôt sur Amazon pour traiter ce parcours.

Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.

 

Aujourd’hui, c’est encore une journée à flâner sur la côte bretonne. Demain, le parcours va changer, pénétrer à l’intérieur des terres le long des abers si présents sur la Côte de Granit Rose. Nous avons opté pour un parcours réduit, ce qui vous permettrait de faire un petit tour à l’Île de Bréhat. Si vous n’y êtes jamais allé, c’est une occasion unique. Bien évidemment, le GR34 n’y passe pas. On ne gagne l’île qu’en bateau.

Séparée de la terre par un bras de mer, Bréhat n’est qu’à une dizaine de minutes en bateau de la pointe de la pointe de l’Arcouest. Le dépaysement est immédiat sur cette île baptisée “l’île aux fleurs” pour la variété de sa flore et la beauté de ses paysages. Un vrai petit coin de paradis, pour sûr. Les hortensias ornent les maisons de pierre de l’île. Mais parmi toutes, la fleur qui symbolise le plus cette île est l’agapanthe, une plante jadis ramenée d’Afrique du Sud par des marins. Cette fleur incroyable, on la trouve aujourd’hui dans de nombreuses jardineries en Europe.

Difficulté du parcours : Dans cette étape, les dénivelés sont assez insignifiants (+187 mètres/-186 mètres), ce qui nous change des parcours casse-pattes, que nous avons suivi depuis St Brieuc. Il n’y a rien de particulier à signaler ici.

 

Dans cette étape, les passages sur chemins sont encore à l’avantage sur le goudron :

  • Goudron : 5.2 km
  • Chemins : 8.2 km

Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.

Pour les vrais dénivelés, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.

Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.

Section 1 : Dans l’anse de Paimpol.

 

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté.

Le GR34 part du port de Paimpol, monte un peu dans la banlieue jusqu’à trouver une variante facile qui va directement à Lézardrieux. Bien sûr, on ne prendra pas celle-là, et on suivra le GR34. C’est juste 15 kilomètres de plus. Ce matin, c’est marée basse, ce qui permettra de passer plus facilement sur les plages du chemin.

La route arrive sur le terre-plein de Kerpalud, une des zones industrielles et portuaires de Paimpol.

Le GR34 gagne rapidement un chemin qui va longer la baie.

C’est ici, sur le terre-plein, qu’est apparu ces derniers années le port à sec, cette nouvelle manière de garer les bateaux en dehors de l’eau.
Le sentier longe la berge, ou plutôt un grand marécage, au début de la grève de Kerroc’h. La nature ici est extravagante, à deux pas de Paimpol.

Au fond se dessinent au levant les deux Mem du Goëlo. Le paysage est saisissant dans le matin encore obscur.
Le sentier trouve un instant des roseaux, avant de retourner sur la grève. Paimpol, comme l’indique son nom breton de Pen Poul, est situé sur une zone autrefois marécageuse entre la Pointe de Guilben d’un côté et celle de Kerroch, sur laquelle nous passons ici.

Au bout de la grève, le sentier trouve une route qui arrive ici en impasse. C’est ici que l’on peut louer un très beau gîte, les pieds dans l’eau, comme le dit l’affiche. Ce n’est pas trop mal de passer ses journées ici, loin du brouhaha de Paimpol.

Ici, le chemin emprunte alors le Chemin de la Grève, un chemin qui longe la grève dans un sous-bois où règnent les châtaigniers, les chênes et les érables.

Le chemin se prolonge assez vite en une route goudronnée qui monte en pente douce dans le village très étendu de Kerroc’h.

Un peu de géologie élémentaire maintenant, pour mieux visualiser les pierres des maisons. Les granites comme les basaltes proviennent de l’activité volcanique. Il y a bien sûr, non seulement visuellement, mais aussi chimiquement des différences, Les granites été ont formés par refroidissement du magma en profondeur. Ils sont riches en silice et ont aspect, comme chacun sait, très cristallin, avec des couleurs variées, le gris étant souvent dominant. Les basaltes résultent d’une pâte amorphe de magma avec des cristaux noyés, la couleur noire étant dominante. Mais, en fonction des températures et des pressions, lorsque le magma se refroidit, on peut aussi trouver d’autres types de roches magmatiques, comme c’est le cas ici, avec les rhyolithes ou les ignimbites. Toutes ces roches se distinguent en fait par la composition des cristaux présents.

Ici, près de Kerroc’h, il y a encore des carrières de roches magmatiques et la Pointe de Poulbien demeure un rocher volcanique. Ces roches sont nées ici, il y a près de 600 millions d’années. Les rhyolites sont des roches assez claires, de couleur rosée ou grise et parfois bleue. Elles sont assez proches des granites, en fait. Les ignimbrites, plus proches des basaltes amorphes, sont formés de lave mélangée à de la matrice vitreuse. Principalement de couleur gris foncé à gris-bleu, elles ont un peu un aspect de pierre ponce. Ceci étant très brièvement esquissé, vous pourrez aisément reconstituer l’architecture des maisons de Kerroc’h et de la région paimpolaise.

Au bout de la rue, à un carrefour, se dresse le très beau calvaire Cornic, posé sur un piédestal triangulaire. On l’a déjà dit ailleurs, mais les croix bretonnes sont effilées, à courts bras. Ce calvaire du début du XVIIIème siàcle, on le doit à Yves Cornic, son commanditaire. Comme tous les calvaires bretons, il propose des moments de la Vie du Christ et de la Vierge ou des scènes de l’Évangile.

A la sortie du village, le GR34 prend la direction du Chemin de Kergaud.

La route ne dure pas longtemps et un chemin prend le relais qui s‘en va dans le maquis, un peu au-dessus de la baie.

Le chemin longe de jolies maisons bretonnes traditionnelles. Ici, ce qui est assez rare sur la côte en dehors des villes, on voit des demeures tout près de la baie. Ces gens-là ne sont peut-être pas des paysans, habitués à se réfugier loin des côtes.

Puis, le GR34 retrouve la route et se dirige vers le centre de Perros Hamon. Tous ces villages traversés ne possèdent plus de commerces. Ceux-ci se trouvent à Ploubazlanec, le gros village de la presqu’île ou à Paimpol.

La route passe alors devant la très belle chapelle de Perros Hamon. Construite au XIIème siècle, elle a subi des modifications vers la fin du XVIIème siècle. Localement, cette chapelle est importante. C’est la chapelle des Naufragés, dans Pêcheur d’Islande de Pierre Loti. Perros Hamon étant un village éminemment islandais, qui a payé de lourds tributs à la mer. Plus de 2000 marins bretons sont morts en Bretagne entre 1852 et 1935. Comme dans presque toutes les églises de la région, vous allez trouver porte close.

D’ici, la route redescend dans les champs en direction de la mer.

Section 2 : On se rapproche peu à peu de l’Île de Bréhat.

 

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté.

Peu après, le GR34 devint un chemin qui va se diriger vers le hameau de Toull Broc’h. Ici, on est en face de la Pointe de Poulbien, de l’autre côté de la baie.

Le chemin gagne rapidement le hameau aux toits en pente. En Bretagne, quand vous ne savez pas où est le Nord, regardez les façades des anciennes maisons. Celles qui n’ont pas de fenêtres sont au nord.

Une route remonte le village de Toull Broc’h, qui lorgne au-dessus de la baie, mais aussitôt un chemin très étroit redescend le long des maisons.

Le chemin traverse alors une zone de jardins très fleuris, avec de remarquables maisons. On a le sentiment ici de traverser des propriétés privées.

Puis, le chemin retrouve un peu le maquis. Rapidement, on a les hauts de Porz Even devant soi.

Ici, le chemin dodeline entre les murs de lierre et les chênes.

Le chemin arrive alors dans les ruelles étroites du haut du village de Porz Evan.

Une route descend au port.

Le port magnifiquement situé au bout de la baie de Paimpol. Porz Even est un grand centre de parcs à huîtres et de crustacés, et on peut en déguster au restaurant du coin. Pierre Loti a habité dans ce village.

Maintenant l’Île de Saint Riom paraît à deux pas, et on voit toujours les Mem du Goëlo, qui se dressent devant le continent. A couper le souffle…

A Porz Even, le parcours prend la direction de la Chapelle de la Trinité.

Là, le chemin ondule avec douceur dans le maquis à deux pas de la mer.

Peu après, il passe près de la chapelle.

La chapelle néogothique est aussi fermée. Le cadre est charmant et la chapelle est récente, de la fin du XIXème siècle.

Le chemin contourne alors la Pointe de la Trinité dans un sous-bois assez dense où le maquis est haut.

Dans le bois, les frênes, les châtaigniers et les érables vous font des haies d’honneur.

Entre les feuillages apparaît alors la baie de Launay, qui paraît assez peuplée, et plus loin la Pointe de l’Arcouest, et même la naissance de l’Île de Bréhat. La mer est maintenant remontée, et les petits bateaux de pêcheurs ne sont plus couchés dans l’eau.

Le chemin court assez longtemps dans le maquis, dans les ajoncs, les lierres et les hautes fougères, sous les érables, les châtaigniers et les chênes.

Puis, le chemin sort du bois pour trouver une petite route qui traverse la baie de Launay.

La route longe alors les villas protégées par les haies de thuya.

Il y a ici de très belles demeures ici dans un cadre charmant.

Peu après, la route s’en va vers la mer.

Une petite route mène alors au village et à sa plage de galets, où on voit encore devant soi la Pointe de Poulbien et l’Île de Saint Riom.

Le GR34 suit alors la grève. Ici, une image de bretons devisant devant la Pointe de l’Arcouest et regardant la mer, ce type d’image si peinte dans les expositions de peinture en Bretagne.

Le GR34 quitte alors la grève pour un chemin qui court dans l’herbe.

Il monte en pente douce en direction de la Pointe de l’Arcouest, croisant au passage la maison de la Réserve Naturelle Paule Lapicque, qui sert aussi de gîte.

Ici poussent les agapanthes, dont en automne il ne reste que les tiges. Ici, affleurent les blocs de roches magmatiques caractéristiques du pays.

Section 3 : En face de l’Île de Bréhat.

 

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté.

Le chemin traverse alors en montant une zone dense en buissons, se dirigeant vers une région habitée.

Puis, le GR34 prend une route pour le village étendu de l’Arcouest, où les routes tournent dans tous les sens.

On se dirige bientôt vers le Plateau de Rohou qui domine la Pointe de l’Arcouest.

Un chemin gagne alors sous les pins le panorama de Rohou, avec des vues extraordinaires sur la pointe de l’Arcouest et l’Île de Bréhat.

Évidemment, vous avez une vue imprenable sur le parking, car l’île est incontournable pour tous les amoureux de la Bretagne.

Devant vous s’étale l’île magique dans toute sa majesté, plantée devant la pointe de l’Arcouest.

Le chemin descend alors sur l’embarcadère pour l’île. Nous sommes en fin septembre et la foule, à cette époque de l’année, est moins dense qu’en été. Mais, toute personne qui vient un jour en Bretagne va à Bréhat, l’île sauvage des hortensias, des agapanthes et des petits hameaux de pierre, aux chemins tortueux, où on se promène à pied ou à vélo. Même les marcheurs étrangers sur le GR34 y feront peut-être halte.

A Bréhat, les lumières sont la plupart du temps chaudes et caressent les petits rochers dispersés autour de l’île. Et puis, l’île est à deux pas, dans une mer d’habitude calme. Cela change des îles plus au large, comme par exemple Ouessant, où il faut affronter la pleine mer pour y aller.

Ici, on est à 1h 15 de Loguivy et à près de 4 heures de Lézardrieux. Des chercheurs parisiens avaient construit près de Ploubazlanec “Fort la Science”, un petit paradis où ils se réunissaient, pour refaire la physique nucléaire. Marie Curie venait en Bretagne depuis le début des années 1900. Dès lors, tout le nucléaire français, les Perrin, Langevin, Joliot et Curie étaient souvent ici. Un monument sous les pins, où on fissure l’atome, est dédié à leur souvenir.

Le GR34 traverse le parking de l’embarcadère et se dirige vers la grève.

Un petit chemin longe un moment la grève avant que le GR34 ne la quitte pour monter dans l’arrière-pays.

Une route monte alors dans les artichauts vers les maisons isolées de Cornec.

Mais, rapidement, un sentier prend le relais, qui s’en va dans le sous-bois, sous les châtaigniers, les érables et les chênes.

Dans les trouées du feuillage, on peut jeter un œil sur Bréhat qui s’éloigne derrière les champs.

Un peu plus loin, le chemin s’élargit et hésite entre le maquis et le sous-bois.

Parfois, il y a de vrais tunnels de verdure. Dans cette région, les pommiers sauvages et les myrthes prolifèrent.

Dans le maquis, sous les pins et les châtaigniers, le chemin se rapproche petit à petit de la baie de Loguivy.

Il amorce bientôt la descente sur la baie, passant un instant sur des rochers de granite. Le paysage ici est magique…

…avant de retrouver la châtaigneraie.

Un peu plus loin, le chemin descend à travers prés et rejoint une route de terre battue près de la baie.

Ici, on longe la baie de Loguivy, que l’on aperçoit devant soi.

Un peu plus loin, il y a un passage assez bref sur la route asphaltée.

Ici, il y a quelques signes d’opulence.

Puis, le GR34 quitte le goudron pour un chemin qui s’en va musarder dans un sous-bois près de la berge.

Section 4 : Loguivy de la Mer, petit port tranquille en face de Bréhat.

 

Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans difficulté.

Quelques hortensias à la sortie du bois pour rêvasser sur un banc à l’Île de Bréhat derrière les rochers. Ici, on a laissé les roches volcaniques pour du granite plus pur. A Bréhat, la roche dominante est déjà le granite rose, comme à Perros-Guirec et à Ploumanach, plus loin sur le chemin.

Le chemin passe encore quelques instants sur la berge…

…avant de trouver le goudron et un petit parc à l’entrée de Loguivy de la Mer.

Cet arrière-été, le temps est clément, et les plus courageux se lancent encore à l’eau. Au fond de l’Anse du Ouern, l’île de Bréhat apparaît dans son intégralité.

La route monte sur le haut de la colline…

… et redescend de l’autre côté, car le centre du village est de ce côté- là. Le village fait partie de la commune de Ploubazlanec qui compte 3’000 habitants environ. Il y eut ici une tentative de sécession, en 1953, suite à un référendum local qui donna un résultat positif mais qui ne fut pas adopté par le conseil municipal et refusé par la préfecture.

Le port de Loguivy de la Mer possède un charme indéniable.

Loguivy-de-la-Mer est le port des peintres du Nord de la Bretagne, un port où on pêche au casier ou à la ligne les coquillages, les coquilles St Jacques en particulier, les crustacés, comme le homard ou l’araignée, et les poissons. Les gens d’ici que le homard bleu, le “homard de Loguvy” est le meilleur du pays. Ceux du Finistère, aussi. Le homard breton vit dans les fonds rocheux, pas très loin de la côte et se pêche à l’aide de casiers placés sur le fond. On met des appâts comme des bouts de poisson congelés dans les casiers pour attirer le homard qui y entre et ne peut plus en sortir. Lors des grandes marées, vous pouvez aussi le pêcher “à pied”. Bonne chance ! On pense que dans la nature, un homard peut atteindre l’âge de 50 à 100 ans. On ne peut pratiquer l’élevage, le homard ayant besoin de s’ébattre dans les rochers en pleine mer. Les homards, retenus dans des viviers n’ont pas une durée de vie longue, avant de passer à la casserole.

Les principaux prédateurs naturels sont les poulpes les seiches et surtout le congre. Homard et congre entretiennent vraiment des rapports de méfiance, vivant dans le même espace, et donc se côtoyant au quotidien. Normalement, ils font tout pour s’ignorer. Mais, parfois, c’est à la vie et à la mort. Le homard, sur la défensive, se cale dans un coin, faisant face à son ennemi. S’il n’est pas attentif et qu’il lui tourne le dos, le congre n’en fait qu’une bouchée, car il est agile. A l’inverse, si le congre musarde, le homard peut aussi le dépecer en rondelles, avec ses terribles pinces. Mais, souvent c’est le congre qui a le dessus.

L’église est moderne, datant du siècle dernier, taillée dans le granite rose. Elle contraste bien sûr d’avec le calvaire, récupéré de l’ancienne chapelle.

Juste à côté de l’église un mémorial rappelle le souvenir des aviateurs d’un bombardier américain tombé ici durant la guerre de 1939-1945. Mais, le village est aussi connu pour une autre raison. Dans les Côtes-d’Armor, le Goëlo a toujours attiré des personnalités. Il y eut Brassens à Lézardrieux, Pierre et Marie Curie à la pointe de l’Arcouest à Ploubazlanec, Pierre Loti à Pors Even. Ici, Lénine a séjourné près d’un mois. En 1902, après une réunion d’émigrés politiques russes à Paris, par sa sœur, il sympathisa avec un artiste peintre marié à une fille du pays. Malade et fatigué, il vint donc se reposer ici, avant de rejoindre Londres.