L’incroyable Sillon de Talbert
DIDIER HEUMANN, ANDREAS PAPASAVVAS
Nous avons divisé l’itinéraire en plusieurs sections, pour faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent l’itinéraire, les pentes trouvées sur l’itinéraire et l’état du GR65. Les itinéraires ont été conçus sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’avoir des cartes détaillées dans votre poche ou votre sac. Si vous avez un téléphone mobile ou une tablette, vous pouvez facilement suivre l’itinéraire en direct.
Pour ce parcours, voici le lien:
Ce n’est évidemment pas le cas pour tous les pèlerins d’être à l’aise avec la lecture des GPS et des cheminements sur un portable, et il y a encore en France de nombreux endroits sans connexion Internet. De ce fait, un livre sera publié bientôt sur Amazon pour traiter ce parcours.
Si vous ne voulez que consulter les logements de l’étape, allez directement au bas de la page.
Lors de la dernière glaciation, il y a 20’000 ans, le niveau de la mer était 120 m plus bas qu’aujourd’hui. La fonte des glaces, entre 12’000 et 6’000 ans induisit alors d’importants volumes de cailloux. L’élévation du niveau de la mer permit aux vagues et aux courants de marée de remobiliser les cailloux, les émoussant progressivement en galets. Il y a 6’000 ans, la présence de chicots rocheux au large offrirent des points d’appui stables sur lesquels s’accrochèrent ces galets formant différents cordons littoraux. Par le mouvement constant de la mer, ces cordons se sont progressivement fusionnés pour former le sillon de Talbert. Puis, des brèches et les tempêtes ont modifié la forme du sillon, pour en faire une flèche à pointe libre qui s’enfonce dans la mer Ici, les galets sont constitués essentiellement de roches magmatiques et granitiques.
Ne croyez pas qu’un tel miracle de la nature est immuable, éternel. Ce sillon recule en moyenne d’un à trois mètres par an depuis le XVIIIème siècle. Depuis 1962, il connaît des ruptures ou des submersions qui inquiètent les locaux. Que pouvez-vous faire contre la puissance de la nature ? On essaie vainement de colmater localement les brèches, de permettre à la maigre végétation de se stabiliser. Mais que faire de plus ?
Aujourd’hui, le parcours reste près du Trieux, mais aussi dans l’arrière-pays, avant de longer la côte pour rejoindre PLeubian/L’Armor, là où s’enfonce dans la mer le sillon de Talbert.
Difficulté du parcours : Dans cette étape, les dénivelés sont faibles (+154 mètres/-160mètres). Il n’y pas de difficulté particulière à signaler, si ce n’est au début de l’étape où le parcours monte un peu vers l’intérieur des terres.
Dans cette étape, les passages sur chemin dépassent encore nettement ceux sur le goudron. Il en est souvent ainsi sur le GR34 :
- Goudron : 6.9 km
- Chemins : 13.1 km
Il est très difficile de spécifier avec certitude les pentes des itinéraires, quel que soit le système que vous utilisez.
Pour les “vrais dénivelés”, relisez la notice sur le kilométrage sur la page d’accueil.
Voici un exemple de ce que vous trouverez. Il suffit de prendre en compte la couleur pour comprendre ce qu’elle signifie. Les couleurs claires (bleu et vert) indiquent des pentes modestes de moins de 10%. Les couleurs vives (rouge et brun foncé) présentent des pentes abruptes, le brun dépassant 15%. Les pentes les plus sévères, supérieures à 20-25%, très rarement plus, sont marquées de noir.
Section 1 : Au-dessus du Trieux.
Aperçu général des difficultés du parcours : le seul effort de la journée.
Le GR34 quitte Lézardrieux au niveau de la belle place du village aux maisons cossues. Ici se dresse l’église St Jean-Baptiste, de la fin du XVIème siècle. Elle est célèbre pour son clocher-mur et est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques. Sur le parcours qui descend vers le port, on note un calvaire, représentant la Crucifixion. Ce calvaire assez massif date de la fin du XIXème siècle. |
|
![]() |
![]() |
Au petit matin, le port émerge de sa nuit.
Le parcours suit alors la Rue du Trieux, une rue assez pentue. |
|
![]() |
![]() |
Jadis, le GR34 suivait la route, mais aujourd’hui, on a modifié le parcours pour passer chez Georges Brassens qui a passé les dix dernières années de sa vie ici, pour fuir les paparazzi. Alors, le parcours quitte la route pour redescendre vers la rivière. |
|
![]() |
![]() |
De petits escaliers descendent dans un parc au bord du Trieux. |
|
![]() |
![]() |
Les bateaux des pêcheurs sont ce matin au repos.
La Rue Georges Brassens monte en pente sévère. Ne cherchez pas sa maison dans la rue. Elle était au bord de l’eau. |
|
![]() |
![]() |
Au sommet de la rue, le GR34 rejoint la Rue du Trieux et part vers Lan Keradec. |
|
![]() |
![]() |
La route traverse les maisons dispersées du hameau, un mélange de maisons en pierre et de construction plus récentes. |
|
![]() |
![]() |
Ici, nous sommes sortis de Lézardrieux et une mauvaise route qui se transforme bientôt en chemin de terre s’en va dans la campagne. |
|
![]() |
![]() |
Ici, on a le Trieux rien que pour soi.
Un chemin descend alors dans la forêt et remonte de manière légère, suivant un sentier botanique, qui répertorie les espèces locales. |
|
![]() |
![]() |
Prêtez une grande attention aux ormes champêtres, des arbres en voie d’extinction, dévorés par un mauvais champignon.
Peu après, le chemin se transforme en route et passe à Coat Mer Amont, au milieu des plantations de choux. Les deux feux de Coatmer amont et aval, servant à la signalisation maritime, ont été construits à la fin du XIXème siècle, à une distance de 600 mètres l’un de l’autre. C’était un feu fixe rouge sur une tourelle carrée en maçonnerie. Plus tard, on renforça l’intensité de ce feu par la substitution du gaz propane au pétrole. Ces deux feux furent détruits en août 1944 par les troupes allemandes et reconstruits aux mêmes emplacements. On décida d’électrifier le feu amont et de laisser le feu aval au propane. Les deux feux ont été rallumés en 1948. |
|
![]() |
![]() |
Un chemin longe alors les plantations de choux et descend de manière significative dans la forêt en direction de Coat Mer Aval, au bord du Trieux. Ici, le houx, les noisetiers et les érables sont légion. |
|
![]() |
![]() |
Au bas de la descente, le chemin arrive au Moulin de Mer, avec une petite activité de pêcherie. Le phare de Coat Mer Aval est sur la pointe adjacente. |
|
![]() |
![]() |
Une petite route contourne les rares maisons présentes. |
|
![]() |
![]() |
Vous verrez souvent sur cette étape des panneaux de déviation en cas de marée haute. Nous n’avons pas eu à souffrir de ce tracas.
En effet, la route qui devient rapidement chemin de terre se promène tout près de l’eau. |
|
![]() |
![]() |
Le chemin se traîne alors sur une belle grève sauvage. Au large sur le Trieux, on retrouve la bouée de signalisation que nous avons vue en descendant la rivière sur l’autre berge. On voit aussi la pointe de Coat Mer et son phare Aval. C’est magique par ici. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Ne vous perdez pas sur la grève, car rapidement un chemin s’engage dans le bois profond. |
|
![]() |
![]() |
Ce bois est incroyable, un peu comme la jungle amazonienne. L’eau suinte de partout, Il y même un petit pont perdu dans les herbes hautes.
Dans l’exubérante végétation, les érables cherchent un peu de lumière. |
|
![]() |
![]() |
Le chemin monte sec au sommet de la butte. Vers le sommet, il y a même des plantes grasses qui jouent les bananiers. |
|
![]() |
![]() |
Au sommet de la montée, le chemin sort du bois au hameau du Coalan. |
|
![]() |
![]() |
Le Coalan, c’est deux ou trois maisons de paysans au bord de la route. |
|
![]() |
![]() |
Une mauvaise route goudronnée part alors à plat dans la campagne. Ici, les artichauts ont pris le dessus sur les choux. Mais il y a aussi du maraîchage, comme le signalent les serres au loin. |
|
![]() |
![]() |
Peu après, la route tourne. Ici aussi, on signale un autre chemin en cas de mer haute pour les randonneurs qui viennent par l’autre sens.
La route arrive rapidement au hameau de Ker Hamon, où le GR34 quitte le goudron pour l’herbe et la terre battue. A l’intérieur des terres, les maisons ne montrent pas des grades signes d’opulence, mais elles conservent tout le charme de la pierre de granite taillée. |
|
![]() |
![]() |
Section 2 : A l’intérieur des terres.
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
Le GR34 hésite sans cesse entre le goudron et la terre battue. Dans la région, de nombreuses routes goudronnées se terminent en cul-de-sac dans les hameaux, Alors le chemin fait souvent la jonction entre deux routes. C’est le cas ici. Un chemin part de Ker Hamon vers le Prat, le long des ronces, des choux et des artichauts. Ici, on trouve des chênes et des châtaigniers. |
|
![]() |
![]() |
A Le Prat, on retrouve le goudron. On l’a déjà dit. L’intérieur des terres en Bretagne ne génère guère l’enthousiasme. |
|
![]() |
![]() |
Mais, si vous êtes amateur d’artichauts et de choux, vous allez être comblé. |
|
![]() |
![]() |
Et le jeu de l’alternance entre goudron et terre battue se prolonge jusqu’à l’entrée de Kernarhant. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
C’est un joli petit village de granite. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
A la sortie du village, on retrouve le goudron, et parfois une maison isolée le long des champs. |
|
![]() |
![]() |
Ici, la route se balade dans l’arrière-pays, assez loin de la rivière et de la mer. |
|
![]() |
![]() |
Plus loin, la route arrive à Kermouster, le plus grand village de la région, après Peubian. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Le village a été construit autour d’une chapelle, à l’origine dédiée à Saint Maudez, saint évangélisateur de la presqu’île de Lézardrieux. Cette belle chapelle de pierres taillées été modifiée à la fin du XVIIIème siècle sur un ancien oratoire du XIIe siècle.
Ici, le GR34 quitte momentanément la route pour musarder sur la terre battue autour du village… |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
.. pour retrouver la route à la sortie du village. D’ici on peut gagner l’Île à Bois, mais le GR34 n’y va pas. |
|
![]() |
![]() |
Il gagne alors le hameau de Poulary. |
|
![]() |
![]() |
A la sortie du hameau, on trouve un chemin de terre. |
|
![]() |
![]() |
A l’horizon, on voit alors la mer que l’on avait perdue de vue depuis longtemps. On le redira encore, mais si les organisateurs font passer le chemin loin de l’eau, c’est sans doute qu’elle est difficilement accessible.
Ici, le chemin va descendre dans des taillis épais, sous les chênes, les châtaigniers et les érables. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Puis, il remonte en pente légère dans le bois. |
|
![]() |
![]() |
Quelques pas sur le goudron… |
|
![]() |
![]() |
…et on retrouve le chemin au milieu des artichauts. |
|
![]() |
![]() |
Section 3 : Le long de la large baie du Trieux.
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
Plus loin, le chemin retrouve le maquis breton. On se rapproche de la mer et les ajoncs, les hautes fougères et les ronces reprennent vigueur. |
|
![]() |
![]() |
Un maigre bout d’asphalte… |
|
![]() |
![]() |
… et le chemin retrouve un bosquet sombre en descente prononcée. |
|
![]() |
![]() |
Au bas de la descente, le chemin gagne la baie de Pommelin. |
|
![]() |
![]() |
C’est un site magique. On y planterait bien sa tente, si on en avait une.
Ici coule le Bouillennou. Les ruisseaux sont portion congrue sur la côte bretonne. |
|
![]() |
![]() |
Puis, le GR34 ressort un peu de la baie sur une petite route dans les bois. |
|
![]() |
![]() |
Plus loin, il suit la baie sur une sentier forestier, sous les chênes, les pins et les érables. Il y a aussi de beaux tilleuls dans la région. La pleine mer ou les belles forêts sont tout de même plus flatteuses que les champs d’artichauts, non ? Du moins pour le promeneur ! |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Plus loin, le chemin passe au-dessus d’une plage de sable blond. |
|
![]() |
![]() |
Il se sépare d’un chemin marqué d’un chanoine, le Circuit des 3 Chapelles. |
|
![]() |
![]() |
Peu après, c’est à nouveau la route dans les champs, avec parfois une maison au bord de la route. Ici, on cultive aussi le haricot. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La route arrive alors au village étendu et plus habité de Port Guyon. D’ici, on va marcher presque à plat jusqu’à la fin de l’étape. |
|
![]() |
![]() |
Le village donne sur la baie, avec une minuscule île devant le port. Les bateaux des vacanciers se mêlent aux bateaux de pêcheurs. Sur toute la côte, les bateaux de pêche ne sont jamais de grands chalutiers. La pêche se pratique tout près des côtes. |
|
![]() |
![]() |
Le village ressemble plus à une station de vacances qu’à un village de paysans et de pêcheurs. |
|
![]() |
![]() |
Plus loin, la route s’éloigne de la côte… |
|
![]() |
![]() |
…jusqu’à trouver une bifurcation, où ici encore on dévie le chemin en cas de marée haute. |
|
![]() |
![]() |
Un chemin de terre et de gravier part alors dans les champs. |
|
![]() |
![]() |
Devant soi, se dessine encore la petite baie de Port Guyon.
Peu après, à la suite d’un sous-bois, le chemin va traverser une petite plage. |
|
![]() |
![]() |
Puis, c’est le retour des buissons et du maquis. Au large s’étend l’île de Bréhat. |
|
![]() |
![]() |
L’œil ici hésite entre les artichauts et la pleine mer. Il préférera sans doute le large où se dessine la petite île Coalen que l’on peut gagner à pied sec à marée basse. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Peu après le regard se pose sur la presqu’île de Penn Lann à l’horizon. Ici, encore une déviation en cas de haute mer, car le chemin va bientôt naviguer à la hauteur des flots. |
|
![]() |
![]() |
Peu après, le chemin passe devant une chapelle, près de grands tilleuls, un peu à l’écart de la mer. Datant du XVème siècle, la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle a été reconstruite au XVIIIème siècle, puis rénovée à la fin du siècle dernier, en moellons de granite et de schistes. La chapelle, dédiée à Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, patronne des marins, est fréquentée particulièrement le jour du pardon de Bonne-Nouvelle. Les jeunes femmes stériles viennent prier pour être exaucées de leur vœu d’enfantement. Autrefois partaient d’ici des bateaux pour l’île de Bréhat. |
|
![]() |
![]() |
Section 4 : De l’intérieur des terres à la pointe de Pen Lann.
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
Puis, le chemin repart quelques instants dans les broussailles du maquis. |
|
![]() |
![]() |
Il en ressort un peu plus loin dans les champs. On annonce le sillon de Talbert à deux heures de marche. |
|
![]() |
![]() |
Plus loin, le GR34 retourne dans l’arrière-pays, la mer étant sans doute inaccessible. Il arrive sur le goudron à Kerhervé. |
|
![]() |
![]() |
A la sortie du hameau, c’est le retour aux choux. Ici, on n’a pas de vergogne à afficher ses sponsors, fournisseurs de graines et de pesticides. En Bretagne, vous pouvez compter sur vos doigts les vaches que vous rencontrerez. |
|
![]() |
![]() |
Par bonheur, au-delà des choux, le spectacle et total sur la presqu’île de Penn Lann et l’île de Bréhat.
Et la route dure, longue, à travers champs pour arriver au Moulin de Keraniou. |
|
![]() |
![]() |
Le moulin à vent remonte au XVIème siècle, ayant passé par les mains de nombreux fermiers. Il a cessé de fonctionner au début du XXème siècle, quand il a été transformé en gîte. Il paraît plus semblable à une tour de garde qu’à un moulin.
Après le moulin, le GR34 prend pour peu de temps un petit chemin sous les châtaigniers. |
|
![]() |
![]() |
Peu après, c’est à nouveau la route et les cultures. Il y a de petits hameaux sur l’axe. |
|
![]() |
![]() |
Il n’y a pas grand-chose à faire, si ce n’est de mettre un pas devant l’autre. Les distractions sont rares. Ici, une dame, armée d’un crochet, joue avec les ronces pour préparer ses confitures de mûres. |
|
![]() |
![]() |
Le problème de cette étape est le temps passé sur le goudron, à voir pousser les choux ou les artichauts. Jusqu’ici, nous n’avons pas pu profiter beaucoup de la rivière ou de la mer. |
|
![]() |
![]() |
Mais tout va bientôt changer. Le GR34 revient vers la mer. |
|
![]() |
![]() |
Après les rares maisons de Pouillou Pry, il quitte la route insipide pour la terre battue. Nous entrons dans le circuit du sillon de Talbert. Ouf ! |
|
![]() |
![]() |
Un chemin s’en va alors le long des haies avant de gagner une steppe rase. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
On sait qu’on va longer l’eau, car les marques de déviation du parcours sont présentes. Et l’eau se présente vite, sous la forme de gouilles dans la steppe. |
|
![]() |
![]() |
Et là, le spectacle devient grandiose, total, magique. L’eau fait des arabesques dans les algues et le tapis végétal dru.
Par endroits, le chemin passe à sec. |
|
![]() |
![]() |
Mais plus loin, on comprend pourquoi il n’est pas conseillé de passer ici à marée haute. De hauts murs de pierre protègent les maisons. |
|
![]() |
![]() |
Alors, vous surveillez l’eau qui monte, comme on surveille le lait qui chauffe, dans la belle et immense baie de Laneros.
Le GR34 rejoint la route à l’entrée de Laneros, qui ressemble à une petite station balnéaire, avec son camping et ses résidences secondaires. |
|
![]() |
![]() |
Plus loin, la route mène à la presqu’île de Penn Lann. |
|
![]() |
![]() |
Section 5 : Le long de la côte vers l’incroyable Sillon de Talbert.
Aperçu général des difficultés du parcours : parcours sans aucune difficulté.
Le centre d’étude des Algues de Penn Lann cultive la laitue de mer, celle que l’on mange, mais aussi celle qui, l’été, s’échoue en masse sur certaines côtes bretonnes, pourrit et empoisonne les animaux et les gens. On essaie de comprendre le phénomène. On expérimente. Mais ici, les algues poussent et avec toutes les variétés on en fait des alginates. Alors, on actionne les tambours à purée. Les algues sont broyées, macérées, lyophilisées, pour en faire des bulles d’alginates, qui permettent d’encapsuler divers liquides aromatisés, Cela sert presque à tout, pour les cocktails, les crèmes de beauté, le beurre et le caramel parfumé, ou en médecine comme produit cicatrisant.
Vous pouvez faire le tour de la péninsule, pour goûter au charme de la pleine mer, rêver à Bréhat, en face, que vous avez malheureusement escamoté. Vous reviendrez ici au départ de l’usine. Si vous ne voyez pas d’intérêt, il vous suffit de traverser de l’autre côté de la presqu’île, une vingtaine de mètres. |
|
![]() |
![]() |
C’est un large chemin de terre qui s’avance à plat vers le sillon de Talbert. |
|
![]() |
![]() |
Rapidement, le chemin frôle le Sillon Noir. Le Sillon Noir est un cordon de galets fossiles, sans cesse brassé par la mer qui les roule. Il est plus ancien que le sillon de Talbert, mais nettement plus petit, s’étirant sur 400 mètres. Quand la mer est basse, les oiseaux du littoral aiment s’y reposer. A notre passage, ils avaient pris des vacances.
La promenade est agréable le long de petites buttes recouvertes d’herbes sèches. Ici cela rassemble peu à l’habituel maquis breton, généralement plus dense, plus fourni. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Plus loin, un autre petit sillon fait ses premiers pas dans la mer. |
|
![]() |
![]() |
De rares gens vivent par ici. Puis, le chemin tourne et alors se dessine devant vous le large sillon de Talbert. Vous êtes au lieudit Penn Vir. |
|
![]() |
![]() |
Devant vous se dessine le village de L’Armor/Pleubian, à la naissance du sillon de Talbert. Ici, le chemin repart un peu à l’intérieur des terres. |
|
![]() |
![]() |
D’un côté, c’est la vie des gens, de l’autre la steppe rase, où l‘eau doit sans doute monter à marée haute. |
|
![]() |
![]() |
Mais, le parcours va revenir à la nature sauvage, habitée bien évidemment par les voitures des touristes. On arrive ici, en très forte majorité, en voiture. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Il suffit dès lors de profiter de ce que peut nous offrir la nature quand on la laisse s’occuper de ses affaires. D’un tel spectacle, on ne se lasse guère. |
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Le chemin arrive bientôt à Larmor/Pleubian. Ici, la nature a perdu ses droits, mais c’est très raisonnable. Le site n’est pas le plus couru de Bretagne. |
|
![]() |
![]() |
A tort, car devant vous s’étend le sillon de Talbert, un site magique s’il en est. Au début, cela ressemble à une dune de sable. Mais, si vous y allez, vous allez vite croiser des galets et des cailloux, en nombre. |
|
![]() |
![]() |
Ce sillon d’une largeur moyenne de 100 m et d’une hauteur variant de 10 à 15 mètres, est constitué d’un mélange de sable, de gravier et de galets, en proportion variable selon les secteurs. Si vous allez au bout du sillon, c’est tout de même 3. 5 kilomètres de marche. Mais, cela vaut largement le détour. |
|
![]() |
![]() |
Logements
N’hésitez pas à ajouter des commentaires. C’est souvent ainsi que l’on monte dans la hiérarchie de Google, et que de plus nombreux pèlerins auront accès au site.
![]() |
Etape suivante : Etape 8: Du Sillon de Talbert à Tréguier |
![]() |
Retour au menu |